La mort est comme un pistolet sans munitions

En tant que chrétiens, nous pouvons regarder la mort en face sans crainte, comme nous regarderions un pistolet sans munitions pointé vers notre visage…

En étudiant récemment 1 Corinthiens 15 , j’ai été encouragé par la manière dont Paul conclut ce chapitre merveilleux sur l’espérance de la résurrection. Voici ce qu’il écrit:

54 Lorsque le périssable aura revêtu l’impérissable, et que le mortel aura revêtu l’immortalité, alors se sera accomplie la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire. 55 Mort, où est ta victoire? Mort, où est ton aiguillon? 56 L’aiguillon de la mort, c’est le péché; et la puissance du péché, c’est la loi. 57 Mais grâce soit rendue à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ! – 1 Co 15.54-57

La mort est terrifiante. Elle semble être un prédateur invincible qui dévore ses proies sans aucune pitié. Mais la victoire acquise par Christ est plus forte que la mort. C’est pour cela qu’un jour, la mort sera engloutie par la victoire. Par sa mort et sa résurrection, Christ a brisé le pouvoir terrifiant de la mort. Il nous a ouvert la porte du ciel. Il donne l’espoir de la résurrection pour tous ceux qui placent leur foi en lui.

Ces versets nous montrent donc que nous pouvons, en tant que chrétiens, regarder la mort en face en sachant qu’elle n’aura pas le dernier mot. La mort n’aura pas la victoire finale. Sa défaite arrive, et elle arrive tout bientôt.

Comme je l’ai entendu dans un autre contexte, la mort est un peu comme un pistolet sans munitions. Même si quelqu’un pointe ce pistolet dans notre direction, nous pouvons le regarder droit dans les yeux sans crainte et dire: « Vas-y, tire! Tu n’as pas de munitions… Ton arme n’est pas chargée… Tu ne peux rien me faire! »

C’est cela, l’espérance chrétienne. Cette espérance n’est pas de l’arrogance, mais une assurance ferme et confiante dans l’œuvre gracieuse de Christ à la croix. Cette assurance que nous présente 1 Corinthiens 15 me fait penser à ces mots que John Ryland a prononcé aux funérailles de Andrew Gifford, tous deux pasteurs baptistes, le 2 juillet 1784:

Adieu à toi, cher vieil homme! Nous te laissons dans les bras de la mort jusqu’au jour de la résurrection: mais nous porterons témoignage contre toi, ô roi des terreurs, à l’entrée de ce cachot; tu ne seras pas pour toujours en possession de ce corps mort; il te sera réclamé par le grand Conquérant; et à ce moment tu relâcheras ton prisonnier.

Ô vous, serviteurs de Christ, vous, peuple de Dieu, vous, spectateurs des alentours, préparez-vous, préparez-vous à rencontrer ce vieux serviteur de Christ, ce jour-là, à cette heure-là, lorsque tout ce lieu sera réduit à néant,  et que la vie et la mort seront englouties dans la victoire.

Il est vrai que lorsque nous assistons à des funérailles, il pourrait sembler que la mort ait eu le dernier mot. Il pourrait sembler qu’elle ait gagné. Ou que l’espoir de la résurrection soit une fausse espérance. Mais si cette personne est en Christ, alors nous pouvons avoir la certitude de la résurrection. Nous pouvons savoir que bientôt, tout bientôt, le grand conquérant viendra, et apportera cette victoire finale. Il anéantira la mort pour toujours. Il aura le dernier mot. Et nous vivrons dans sa présence bienheureuse pour toujours, avec ceux que nous avons perdu en Christ ici-bas. Quelle espérance!

Pour aller plus loin:

Benjamin Eggen

Benjamin a été pendant plusieurs années responsable du mouvement de jeunes La Rébellution, dans le cadre duquel il a écrit les livres Une vie de défis et Soif de plus ?. Après avoir étudié à l’Institut Biblique de Bruxelles, il est maintenant pasteur-adjoint dans l'Église de Bruxelles-Woluwe. Vous pouvez le suivre sur sa chaîne YouTube ou son compte Instagram (@beneggen).

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