Ce que j’ai appris en me faisant voler cette semaine

Lors d'un trajet en train ce lundi, je me suis fait voler l'argent de mon portefeuille. Suite à cela, j'ai posté une courte réaction à chaud sur les réseaux sociaux, que je reproduis ici avec quelques ajouts en espérant que cela encourage d'autres lecteurs.

Je viens de me faire voler mon argent dans le train pour Paris. C’est dur à vivre, mais je veux « compter les bienfaits de Dieu ». Merci Seigneur:

  1. Parce que mes papiers n’ont pas été volés.
  2. Parce que c’était une somme importante, mais j’ai toujours un toit où dormir, de quoi manger et de quoi me vêtir (et même plus)
  3. Parce que c’était une mise en pratique directe de la prédication que j’ai donnée hier: n’ayons pas de trop hautes attentes vis-à-vis de ce monde – l’homme est pécheur et ce serait naïf de croire que « tout le monde est beau et gentil ». On doit s’attendre à rencontrer l’injustice dans ce monde.
  4. Parce que c’est moi qui ai été volé, et non pas moi qui ai volé (cf. Matthew Henry)
  5. Pour cet inconnu dans le train qui m’a donné 40€ pour m’aider.
  6. Parce que la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, même s’il est dans l’abondance (cf. Jésus en Luc 12.15)
  7. Parce qu’on peut me voler mon argent et mes biens, mais pas mon salut ni la vie éternelle.

A ce texte posté sur Facebook et Instagram lundi, j’ajouterai ceci:

  • Le vol d’une somme d’argent, comme beaucoup de choses frustrantes que nous vivons dans notre quotidien, sont des réalités minimes par rapport à ce que beaucoup d’autres vivent dans le monde.
  • Le fait d’être victime d’une injustice aide à réaliser le tort que j’ai commis lorsque j’ai moi-même été l’auteur d’injustice sous diverses formes.
  • L’injustice reste une injustice, et il est approprié de s’en indigner. Les chrétiens sont appelés à pardonner à leurs ennemis, mais cela n’implique pas de tolérer le mal. Le mal reste mauvais.
  • Assurément, de toutes les raisons que j’ai mentionné, la 7 est la plus importante. Peu importe ce que nous vivons, personne ne pourra nous enlever le salut que Christ nous a acquis. Cette certitude qui découle de l’efficacité de la croix est l’encouragement le plus puissant dans tout ce que nous pouvons vivre.

Je veux donc profiter de cette occasion pour m’attacher au bien suprême, que personne ne pourra m’ôter, et qui vaut bien plus que tout l’argent de mon portefeuille: le Seigneur Jésus lui-même.

Que Dieu nous aide à apprendre cette leçon, dans les bons et les mauvais jours.

Benjamin Eggen

Benjamin a été pendant plusieurs années responsable du mouvement de jeunes La Rébellution, dans le cadre duquel il a écrit les livres Une vie de défis et Soif de plus ?. Après avoir étudié à l’Institut Biblique de Bruxelles, il est maintenant en formation pastorale dans son Eglise locale à Bruxelles. Vous pouvez le suivre sur sa chaîne YouTube ou son compte Instagram (@beneggen).

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